Art participatif

Initié en 2008, Terramorphoses évolue et change de forme au grès de projets qui  se répondent et se complètent dans le temps et dans l'espace. Ce projet expérimental au long cours me permet d'inviter le public à créer avec moi, il me permet aussi d'inviter d'autres artistes à me rejoindre afin d'imaginer ensemble un futur à nos rêves communs...​

Je vous invite à participer...

Mots clefs:

Processus / Création / Participatif / Collaboratif / Atelier/ Tout public / Couleur / Formes / Techniques naturelles / Récup' / Intergénérationnel/ Planète / Gaïa / Terre / Nature / Forets / Arbre/ Animaux / Énergie /  Relier/ Connecter /Permaculture / Faire ensemble...

Installation Terramorphoses 2008.JPG

2008 Figurine crées avec le public et bogolan de Kandioura Coulibaly

Animaux Planétes

2008 - 2018 création participative face verso "Animaux Planètes"

 

SE RELIER

« Je médite sur notre civilisation, il est évident que le mal fructifie plus facilement que le bien. La barbarie humaine anime l’homme encore si jeune. En effet, par rapport à l’âge du globe, nous sommes nés récemment. D’où l’espérance d’un futur meilleur, lorsque cet homme aura mûri. Comprendra-t-il alors que la guerre ne mène à rien et qu’il faut respecter la vie, s’hominiser, définir l’ascension humaine au lieu de se perdre dans l’anthropolâtrie et le mythe du Roi de la création ? Cette manifestation d’orgueil découle des grands monothéismes empreints du mépris des autres êtres vivants. Diviniser l’homme, c’est mépriser l’animal. Or l‘Homo sapiens appartient à la famille animale. A mon avis, les maux les plus graves accompagnants le développement de l’homme sont relativement tardifs. A partir du débarquement de ‘Arche de Noé, les hommes commencent à coloniser la Terre. Le racisme fait son apparition L’arbre humain est « élagué » de nombreuses branches jaune, noire et même la section foncée de la lignée médiane. Restent les Européens, sélectionnés au moyen de la toise et du compas. Nous voici dans l’ère du type aryen. Pour souligner le tout intervient ce verset de la Genèse : Soyez la terreur des êtres vivants.  »

Et c’est le commandement d’une divinité considérée comme bienveillante. Un Dieu d’amour ! Le canevas des maux futurs était en place.

Je pense toujours que la bible est une somme de richesse, une bibliothèque en soi, mais aussi un livre terrible où les intégristes et toutes les espèces d’illuminés peuvent trouver un miel qu’ils changent en fiel. Pour ma part, à vingt ans, elle m’a conduit vers le socialisme et l’acte révolutionnaire dans l’espoir de protéger les classes opprimées et de lutter contre toutes les exclusions. Je continue cette résistance. Je mets l’Evangile en actes, de l’infime geste au plus grand. Le gouvernement nous annonce que le monde s’arrête au seuil de la raison d’Etat. Cette formule a quatre mille ans ! La plupart des gens trouvent inutile de se battre contre les horreurs de notre monde, puisque Dieu en terminera quand il le voudra. Le fatalisme est pratique, il démobilise les énergies. Certes, ce ne sont pas quelques manifestations ou pétitions qui feront cesser l’esclavage. Les ventes d’enfants, la faim, la grande misère, les diverses exclusions. Mais de telles perpétuelles tragédies ne peuvent qu’inciter à l’action pour exprimer notre désaccord et, ainsi, sauver l’honneur.

« On peut vivre avec très peu de choses et bien se porter. En voyant la technocratie se retourner contre l’homme, nous repensons à la manière de Gandhi et d’autres sages. Le salut n’est-il pas l’artisanat, la frugalité, une certaine autarcie, l’art, le silence ; et aussi une lenteur recelant la dynamique ?

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Beaucoup, appâtés par l’aventure, se dirigent  vers les civilisations dites « primitives » qui peuvent éclairer, ressourcer le monde occidental. Elles ne sont d’ailleurs pas primitives ; simplement, elles n’envisagent pas de vivre sans la nature et veillent à son équilibre où elles puisent leur harmonie »

Théodore Monod - Pèlerin du désert

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Octobre 2008 Théâtre Le Quai Angers - Lulu et feu Kandioura Coulibaly, lors d'une visite scolaire 

Au sol des figurines d'argile réalisées avec environ 2000 co-créateurs, et , suspendus au-dessus, les bogolan de Kandioura Coulibaly.

Depuis son origine, le projet est ouvert à la participation de tous, qu'il soit un  enfant ou un adulte. Qu'il ait ou non des habiletés à créer ou à s'exprimer par l'art. Des ateliers et des rencontres, avec des artistes sont envisagées dans chaque projet afin de favoriser le rapprochement des publics les plus intimidés par les lieux de culture, notamment en les faisant participer au processus de création des œuvres.

Note d'intention adressée au Théâtre Le Quai 

Actuellement, les artistes sont de plus en plus sollicités pour sensibiliser leurs contemporains aux questions liées à l’environnement, cette cause juste, occupe la scène de l’art depuis une quarantaine d’années avec le mouvement Fluxus, l’Arte Povera, le Land Art…

Mais cet aspect ne semble pas être entré en résonance avec la société, malgré les prises de position de ces artistes et groupes à l’avant-garde de leur époque. Leur travail radical sur la création, n’a pas atteint cet objectif.

Ces dernières décennies ont en effet, paradoxalement, vu « l’homme du commun » plonger dans l’univers passif d’une société purement matérialiste dénoncée par ces artistes, et concourir massivement à la mise en danger de notre espèce et de notre planète.

Si, aujourd’hui, l’art et les artistes peuvent effectivement contribuer à sensibiliser les publics à la création, engageant de nouveaux modes d’être, de faire et de consommer, comment les y encourager au réel ?

C’est en partant de ces préoccupations que j'oriente depuis plus de vingt ans mes actions, avec comme toile de fond les contes et  les mythes des origines.

Créations collectives, ces contes et ces mythes transmis par nos ancêtre véhiculent un lien premier avec la nature longtemps préservé, mais qui s’est estompé avec l’industrialisation des sociétés.

 

L’action mise en jeux concerne donc ce lien oublié. Il ne s’agit pas de la nostalgie d’un hypothétique âge d’or ou autre Eden, mais bien plutôt d’un désir optimiste de retrouvailles entre nous, habitants de la planète et notre terre nourricière, véhiculé par la pratique créative et la capacité de l’art à injecter du sens.

Claire Richez - Angers septembre 2007

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